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Souvenirs de course : arrivée, raid, désert.

01 — Portrait

Qui suis-je ?

Une femme de bientôt 50 ans, vivant en banlieue parisienne. Maman, épouse, salariée à plein temps — et une coureuse un peu obstinée.

Cécile en train de courir dans le désert, sac à dos et casquette, sourire.

Banlieue parisienne — Marne-la-Vallée & Roissy CDG. Instagram @unkinderenbaskets.

Je m’appelle Cécile Germin. Depuis quelques années, j’ai découvert que mes jambes pouvaient m’emmener beaucoup plus loin que je ne l’aurais imaginé.

Et pourtant, (absolument) rien ne me prédestinait à la course à pied. Je n’ai pas grandi avec un chrono autour du cou ni avec le rêve de courir des marathons. J’ai commencé presque par hasard, en 2014, en enfilant une paire de baskets — sans imaginer une seule seconde ce qui allait suivre.

Puis il y a eu un premier défi. Un autre. Et encore un autre. Des marathons, des ultras, mais aussi des aventures dans les déserts. Des kilomètres de bitume, de cailloux et de sable. Des moments d’euphorie, des gros coups de mou, quelques ampoules mémorables, beaucoup de rencontres. Et cette question qui revenait souvent : « Mais qu’est-ce que je fais là ? »

Et pourtant, j’y suis toujours retournée. Parce qu’au fil des années, la course est devenue bien plus qu’un sport.

Au-delà d’une soupape, au-delà d’un exutoire.

La course m’a appris à oser. À avancer quand je doutais. À accepter de ne pas toujours maîtriser. À découvrir que nos limites ne se trouvent pas forcément là où nous les avions placées.

Je ne suis ni une athlète professionnelle, ni une championne — je finis d’ailleurs en queue de classement, et je le vis bien. Je suis simplement une femme ordinaire qui, un jour, a décidé d’essayer.

Toutes ces aventures ont fini par donner naissance à Courir plus loin que soi, mon premier livre. J’y raconte les courses, bien sûr, mais aussi ce qu’il se passe derrière les kilomètres : les rencontres, les peurs, les doutes, les éclats de rire, les échecs, les petites victoires, et tout ce que l’on découvre sur soi lorsque l’on accepte de sortir un peu du chemin que l’on avait imaginé.

Il n’est pas nécessaire d’être extraordinaire pour vivre des choses extraordinaires.